La baisse du nombre de chômeurs : derrière le cafouillage, quels effets pour le portage?

texto-pole-emploiQuand la réalité rejoint la fiction… un cafouillage impliquant l’opérateur SFR a laissé croire pendant plusieurs semaines que 50 000 demandeurs d’emploi ne l’étaient plus à partir du mois d’août.

Si cette curieuse embellie a été exagérée par ce bug assez rare, il n’en reste pas moins que Pôle Emploi affirme que sans ce dysfonctionnement la baisse du nombre de chômeurs est en réalité comprise entre 22 000 et 31 000 inscrits.

Ces chiffres s’expliquent notamment par un ralentissement des ruptures de CDD et d’intérim. Ils s’expliquent également par la mise en place de nombreuses mesures d’emplois aidés en faveur de l’emploi des jeunes.

Il faut mettre en parallèle ces chiffres avec ceux de la croissance qui sans indiquer une reprise rapide semblent se stabiliser.

Alors quels effets sur le portage salarial de ces données économiques?

Tout d’abord, les chiffres du chômage comprennent les emplois publics et pas uniquement les emplois dans le privé. Ils doivent donc être analysés avec un certain recul.

Ensuite, le portage salarial est une activité dépendante du climat global des affaires. Il peut donc être impacté par une reprise d’activité dont le symbole est la baisse du chômage.

Le portage permet aux entreprises d’avoir recours à une compétence externe à deux occasions.

Premièrement, lorsque leur rentabilité ne leur permet pas d’engager un salarié sur la durée mais qu’elle a besoin d’une expertise pour faire avancer un projet.

Deuxièmement, et c’est le cas le plus fréquent, lorsque son activité croît périodiquement ou fortement et qu’elle a besoin de s’attacher les services d’un spécialiste pour un projet donné.

Alors si le portage salarial est dépendant du climat global des affaires, il est surtout une voie utile pour les cadres ou aspirants entrepreneurs pour échapper aux difficultés et au process d’une entreprise tout en bénéficiant du statut salarié.

Ce qui est certain, c’est que le portage bénéficiera forcément d’une remontée du moral économique dans les entreprises, qui reste encore très bas, notamment chez les dirigeants de PME.

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