L’embauche des cadres toujours atone : une succession d’enquêtes convergentes

Photo d'un cadre songeurSelon les derniers chiffres parus dans le rapport de l’Apec le 14 février dernier, les prévisions relatives à l’embauche des cadres en 2014 ne sont pas très optimistes. Le recrutement pour l’année en cours se caractériserait au mieux par une légère augmentation (+7800 embauches) ou une stagnation (+100 embauches), en comparaison des chiffres de 2013.

 Par ailleurs ces chiffres font écho aux conclusions de l’enquête menée par Meteojob et Companeo au mois de décembre, intitulée « les TPE et les PME face à l’emploi » et qui a été    menée auprès d’un échantillon de TPE et de PME représentatif du panel d’entreprises en France (99% des entreprises sont des TPE ou des PME). Publiée le 7 février 2014, l’enquête montre qu’en 2013 environ 34,7% des entreprises ont recruté en CDI au moins une personne, voire davantage et 32,3% affirme que le recrutement pour 2014 se fera selon le même pourcentage qu’en 2013 : voir l’enquête sur le recrutement des TPE-PME.

Parallèlement, d’un autre côté 37,4% des entreprises interrogées déclarent avoir renoncé à un projet d’embauche qu’elles avaient débuté. Transposé au niveau national, c’est plus de 1,2 million d’entreprises qui seraient concernées par ce constat. Les deux raisons principalement invoquées par les entreprises se rapportent à une incertitude économique, un climat morose qui favorise un manque de confiance dans la reprise, mais aussi, pour 16,7% des entreprises sondées (200 000 si l’on transpose au niveau national), à la difficulté de trouver le profil correspondant aux attentes de l’entreprise.

C’est également la raison pour laquelle beaucoup de postes sont beaucoup plus longs à pourvoir (6 à 9 mois) et que souvent des recrutements en interne soient préférés au bout d’un certain temps (28% des postes pourvus 6 à 9 mois après leur parution), selon les observations de l’Apec.

Des secteurs plus recherchés pour l’emploi des cadres

L’embauche des cadres souffre tout autant de ces circonstances, et même si les prévisions pour 2014 se veulent quelque peu optimistes, le recrutement n’augmente que dans certains secteurs. Selon les observations de l’enquête « Salary Survey » de Robert Walters, menée tous les ans, les entreprises sont en quête de profils experts dans des domaines tels que lean manufacturing, marketing digital, compliance, technologie SAP, droit social ou encore l’audit interne. Ce que confirme les chiffres de l’Apec (enquête déjà sus-citée) qui a identifié les secteurs « commercial », « informatique » et « Etudes-R&D » comme étant les secteurs où les entreprises ont le plus de besoins.

Cependant, l’enquête insiste également sur le fait que le marché de l’emploi cadre a connu un déclin notable en France dès le début de l’année 2013, qui s’est confirmé tout au long de l’année. Les causes sont connues et notamment les plans de restructuration engagés par les grands groupes qui conduisent à des suppressions d’emploi et à une stagnation des salaires.

L’embauche des cadres est ainsi toujours au ralenti et requiert donc d’envisager des solutions d’emplois comprenant plus d’autonomie (comme le portage salarial).

Si les cadres ont subi un licenciement économique et qu’ils ne trouvent pas d’emploi de reclassement ou simplement s’ils souhaitent entamer une seconde carrière de consultant ou d’expert et devenir freelance, ils peuvent envisager le recours au portage salarial pour se mettre à leur compte.

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