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L’autonomie professionnelle et le Portage Salarial

(communiqué de presse) ITG 23 janvier 2009

Le concept d’autonomie professionnelle va bien au Portage salarial à la condition que la société de portage assume en premier lieu son rôle d’employeur en signant notamment l’accord de branche du 15 novembre 2007 (http://www.itg.fr/IMG/pdf/accord_collectif_CICF_SNEPS_version_signee_2007_11_15.pdf)

C’est une garantie minimum de conformité avec la loi et un signal fort qui indique que la société de portage entend agir dans un cadre légal. Ceci peut par ailleurs laisser penser qu’elle est suffisamment structurée pour inspirer confiance. Dès lors, l’autonomie professionnelle pourra être réellement distinguée de l’indépendance et le risque de requalification juridique disparaîtra1 .

Mais il existe d’autres raisons de parler d’autonomie que celles qui s’appuient simplement sur des arguments juridiques. Celle et celui qui choisissent l’autonomie professionnelle souhaitent trouver plus qu’une plateforme de gestion dans la palette des services de l’entreprise choisie.
L’autonomie professionnelle, qu’on l’aborde pour la première fois ou pour rompre avec l’indépendance suppose qu’on puisse renforcer ses compétences et trouver un réseau, une confraternité qui soient la source d’échanges fructueux.
Ces deux conditions sont essentielles et elles ne doivent pas se contenter simplement d’apparences. Trop nombreuses sont les propositions vides de sens où les mots inscrits sur les sites Web sont bien loin des réalités constructives dont ont besoin les futurs consultants.
Les formations elles, doivent être fondées sur des méthodes efficaces et éprouvées. Elles seront en outre suffisamment fréquentes et décentralisées pour élargir leur audience à d’autres régions que celle du siège de Entreprise de portage.

A la différence de l’indépendance, l’autonomie se vit dans une entreprise et cette dernière devrait être plus qu’une boite à lettres. Elle devrait aussi posséder une image positive auprès d’un nombre significatif de clients. Être référencée par la plupart des grands comptes et posséder une solidité financière qui la mette en situation favorable lors d’enquêtes réalisées par des acheteurs.
Ces avantages non négligeables peuvent aussi favoriser le choix de l’autonomie au sein d’une société solide et à forte notoriété.

Un dernier point se doit d’être cité : le conseil interpersonnel. Cette pratique est encore peu répandue. Il est pourtant bien agréable et souvent indispensable d’avoir un référent auquel on peut demander conseil, avec lequel on peut échanger pour y voir plus clair dans un moment de difficulté. Certaines sociétés devront rapidement mettre en œuvre des accords de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) conformément à la loi et ceux-ci prévoiront nécessairement des entretiens annuels. ITG annonce la signature du premier accord de la profession au premier trimestre 2009.
On le voit, les raisons de choisir l’autonomie et non l’indépendance sont nombreuses et dépassent largement la seule volonté de déléguer la gestion comptable des opérations. Les sociétés comme ITG qui ont choisi de promouvoir l’autonomie professionnelle marquent leur volonté d’impliquer les consultants dans une société résolument moderne où autonomie n’est pas synonyme de solitude au milieu d’une zone de non droit.

Roland Bréchot
Directeur général d’ITG
www.itg.fr
Institut du Temps Géré
26, rue de la Pépinière
75008 Paris
01 44 69 80 40
 

1 - Ce risque existe lorsque la société de Portage Salarial ne peut pas justifier de la réalité du contrat de travail passé avec le consultant. Celui-ci est alors requalifié en indépendant.