Création
du statut d'Auto-entrepreneur |
Paris 28 avril 2008
Michel Masson |
Le conseil
des ministres a examiné lundi 28 avril 2008 le projet
de loi de modernisation de l'économie (LME).
L'un des volets de cette loi concerne la création du statut
d'auto-entrepreneur
pour simplifier la création
d'entreprise individuelle éventuellement complément
d’un emploi salarié ou d’une retraite.
Le projet de loi reprend une grande partie des propositions faites
dans le rapport de Monsieur François HUREL (délégué
général de la Compagnie nationale des commissaires
aux comptes et ancien délégué général
de l'Agence pour la création d'entreprise) publié
le 10 janvier 2007 ayant abouti à un texte législatif
dédié à l'entrepreneur
indépendant préparé par Hervé Novelli
le Secrétaire d'Etat en charge des entreprises.
Les grandes lignes du projet :
1 - Simplifier la création ou la cessassion d'une
activité économique indépendante
Mise en place d'un kit de l'auto entrepreneur, un formulaire de
seulement 3 pages, devrait proposer les outils pour en une heure,
créer, interrompre, reprendre et cesser une activité
indépendante.
2 - Prélèvement à la source des prélèvements
sociaux et fiscaux
Instaurer sur option le prélèvement à la source
pour le travail indépendant.
Christine Lagarde, Ministre de l'économie : "Je veux
que l'entrepreneur puisse payer ses impôts quand il touche
son chiffre d'affaires, n'en paye pas quand il n'a pas de revenus
et arrête d'en payer dès qu'il arrête son activité".
L'entrepreneur aura un prélèvement forfaitaire "charges
sociales plus impôts" égal à 13% du chiffre
d'affaires pour les activités d'achat-revente et à
23% pour les activités de service.
3 - Protection du patrimoine personnel de l’auto-entrepreneur
Sortir de leur vulnérabilité les plus petits entrepreneurs
en créant un patrimoine de l’entreprise individuelle,
réceptacle à des capitaux propres dédiés.
4 - Instaurer un droit à l'échec
Trop souvent, notre droit positif fait obstacle à la réinsertion
professionnelle de celui qui a été victime d'un échec
économique ou qui a subi une condamnation pénale.
"Il faut savoir créer en France, à la fois cette
culture de l’échec qui nous manque, mais aussi savoir
reconnaître à celui qui a eu le courage d’entreprendre
le droit de pouvoir le refaire en profitant évidemment de
son expérience".
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