| Le projet de
loi du 10 avril 2008 portant sur la modernisation
du marché du travail reconnaît
officiellement le portage salarial, en l’inscrivant
dans un nouvel article L. 1251-60 du Code du
travail. Jusqu’à présent,
le portage n’était pas encadré
par une réglementation spécifique.
Le projet de loi (article 8) établit
clairement aujourd’hui que le portage
salarial est un ensemble de relations contractuelles
organisées entre une entreprise de portage,
une personne portée, et des entreprises
clientes, comportant pour la personne portée
le régime du salariat et la rémunération
de sa prestation chez le client par l’entreprise
de portage. Il garantit les droits de la personne
portée sur son apport de clientèle.
Le projet de loi sécurise
également cette forme d’activité.
Est prévue une nouvelle rédaction
de l’article L8241-1 selon lequel «
toute opération à but lucratif
ayant pour objet exclusif le prêt de main-d’œuvre
est interdite », sauf opérations
réalisées dans le cadre du travail
temporaire, des entreprises de travail partagé
et des agences de mannequins. Désormais
vient s’ajouter l’activité
de portage salarial, après les mots «
travail temporaire », dans la liste exhaustive
des exceptions à cet article.
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| De plus, il
est stipulé qu’un accord national
interprofessionnel (ANI) étendu confiera
« à une branche dont l’activité
est considérée comme la plus proche
du portage salarial la mission d’organiser
par accord de branche étendu le portage
salarial ». Les partenaires sociaux (organisations
patronales et syndicats représentatifs)
sont donc invités à mener une
large concertation, de manière à
bâtir le cadre le plus approprié
à l’activité de portage.
Enfin, dans un courrier du
14 avril, Xavier Bertrand, Ministre du Travail,
indique que, comme le prévoit l’ANI
sur la modernisation du marché du travail
du 11 janvier 2008, si le portage salarial peut
être régulé par la branche
de l’intérim, cela ne fait pas
des salariés portés des intérimaires.
L’Union des cadres (UGICA) de la CFTC
se félicite de cette prise de position
ministérielle. Elle souligne que le Ministre
lui donne également acte de la signature
le 15 Novembre 2007, dans le cadre de la CCN
des bureaux d’études et des cabinets
de conseil, du premier accord sur le portage
salarial.
Ce qu’il faut
retenir :
- la personne portée bénéficie
sans aucune équivoque du statut de
salarié.
- une entreprise de portage salarial ne pourra
pas tomber sous le coût du prêt
de main d’œuvre illicite
- l’accord signé le 15/11/2007
par le SNEPS et 3 syndicats de salariés
représentatifs devrait être la
base des futures discussions.
Depuis sa création en 1997,
Ad’Missions, membre fondateur du SNEPS,
défend les droits de ses consultants
portés et se réjouit de l’avancée
sociale que représente ce projet de loi.
www.admissions.fr
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