| Le 16 novembre
2007, les deux organisations patronales, le
SNEPS et la CICF (Chambre de l’Ingénierie
et de Conseil de France) signent un accord de
branche avec trois syndicats de salariés
CFDT, CFE-CGC et CFTC visant à encadrer
les pratiques du portage salarial dans l’Informatique,
l’Ingénierie et le Conseil. Un
grand pas vient d’être franchi ;
le consultant, embauché en CDD ou CDI
à temps partiel ou complet dans la société
de portage qu’il a choisie au sein du
SNEPS, peut désormais s’appuyer
sur sa structure pour l’accompagner dans
sa démarche commerciale. En outre, un
niveau de salaire minimum est défini
pour les consultants.
Par la suite, les avancées
dans le domaine du droit de travail se confirment.
Le projet de loi, datant du 10 avril 2008 et
portant sur la modernisation du marché
du travail, reconnaît officiellement le
portage salarial, en l’inscrivant dans
un nouvel article L.1251-60 du Code du Travail.
Désormais, le consultant porté
bénéficie sans équivoque
du statut de salarié. Un article est
également modifié (L. 8241-1)
pour exclure le portage salarial du délit
de « prêt de main d’œuvre
illicite ».
Le 12 juin dernier, ce projet
de loi est adopté par l’Assemblée
Nationale. L’article 8 définit
clairement et précisément le portage
salarial comme étant « un ensemble
de relations contractuelles organisées
entre une entreprise de portage, une personne
portée et des entreprises clientes comportant
pour la personne portée le régime
du salariat et la rémunération
de sa prestation chez le client par l’entreprise
de portage. Il garantit les droits de la personne
portée sur son apport de clientèle.
» Il a été acté par
la loi du 25 juin 2008.
Cet article de loi reconnaît
et légalise l’activité de
portage salarial, mettant fin aux controverses.
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