Le concept d’autonomie professionnelle va
bien au Portage salarial à la condition que
la société de portage assume en premier
lieu son rôle d’employeur en signant
notamment l’accord de branche du 15 novembre
2007 (http://www.itg.fr/IMG/pdf/accord_collectif_CICF_SNEPS_version_signee_2007_11_15.pdf)
C’est une garantie minimum de conformité
avec la loi et un signal fort qui
indique que la société
de portage entend agir dans un cadre légal.
Ceci peut par ailleurs laisser penser qu’elle
est suffisamment structurée pour inspirer
confiance. Dès lors, l’autonomie
professionnelle pourra être réellement
distinguée de l’indépendance
et le risque de requalification juridique disparaîtra1
.
Mais il existe d’autres raisons de parler
d’autonomie que celles qui s’appuient
simplement sur des arguments juridiques. Celle et
celui qui choisissent l’autonomie professionnelle
souhaitent trouver plus qu’une plateforme
de gestion dans la palette des services de l’entreprise
choisie.
L’autonomie professionnelle,
qu’on l’aborde pour la première
fois ou pour rompre avec l’indépendance
suppose qu’on puisse renforcer
ses compétences et trouver
un réseau, une confraternité qui soient
la source d’échanges fructueux.
Ces deux conditions sont essentielles et elles ne
doivent pas se contenter simplement d’apparences.
Trop nombreuses sont les propositions vides de sens
où les mots inscrits sur les sites Web sont
bien loin des réalités constructives
dont ont besoin les futurs consultants.
Les formations elles, doivent être
fondées sur des méthodes
efficaces et éprouvées. Elles
seront en outre suffisamment fréquentes et
décentralisées pour élargir
leur audience à d’autres régions
que celle du siège de
Entreprise de portage.
A la différence de l’indépendance,
l’autonomie se vit dans une entreprise
et cette dernière devrait être plus
qu’une boite à lettres. Elle devrait
aussi posséder une image positive
auprès d’un nombre significatif de
clients. Être référencée
par la plupart des grands comptes et posséder
une solidité financière qui la mette
en situation favorable lors d’enquêtes
réalisées par des acheteurs.
Ces avantages non négligeables peuvent aussi
favoriser le choix de l’autonomie au sein
d’une société solide et à
forte notoriété.
Un dernier point se doit d’être cité
: le conseil interpersonnel. Cette
pratique est encore peu répandue. Il est
pourtant bien agréable et souvent indispensable
d’avoir un référent
auquel on peut demander conseil, avec lequel on
peut échanger pour y voir plus clair dans
un moment de difficulté. Certaines sociétés
devront rapidement mettre en œuvre des accords
de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois
et des Compétences) conformément à
la loi et ceux-ci prévoiront nécessairement
des entretiens annuels. ITG annonce la signature
du premier accord de la profession au premier trimestre
2009.
On le voit, les raisons de choisir l’autonomie
et non l’indépendance sont
nombreuses et dépassent largement la seule
volonté de déléguer la gestion
comptable des opérations. Les sociétés
comme ITG
qui ont choisi de promouvoir l’autonomie professionnelle
marquent leur volonté d’impliquer
les consultants dans une société
résolument moderne où autonomie
n’est pas synonyme de solitude au milieu d’une
zone de non droit.
Roland Bréchot
Directeur général d’ITG
www.itg.fr
Institut du Temps Géré
26, rue de la Pépinière
75008 Paris
01 44 69 80 40
1 - Ce risque existe
lorsque la société de Portage Salarial ne peut pas
justifier de la réalité du contrat de travail passé
avec le consultant. Celui-ci est alors requalifié
en indépendant.