Le nouveau statut d'auto entrepreneur
n'est pas encore ouvert à l'activité
du conseil. On parle de fin février pour
que cette possibilité soit accessible. Quels
en seront les avantages pour ceux qui s'y intéressent
?
Il est certain que pour une activité occasionnelle
dans ce domaine ou une opportunité relevant
d'un métier connexe (formation, graphisme...)
la communication publique peut être convaincante.
En effet elle donne tous les arguments positifs
de cette formule : un faible coût et une charge
administrative quasi inexistante. What else ?
Il est certes tentant et bien naturel, de rechercher
les meilleures astuces pour gagner plus sans s’encombrer
de tracas administratifs. Mais réfléchissons
plus avant aux questions que pose la formule:
-
Première limite, le
plafond de 32 000 €, réserve
la formule à ceux qui n’entendent
pas tirer plus de 2000 € par mois de leur
activité, de plus, n'est-ce pas tendre
une perche au client et lui donner l'envie de
limiter la mission à ce montant alors qu'elle
vaudrait plus en réalité ?
-
Une image difficile à
défendre : aux yeux du client, quelle est
la pérennité du positionnement
professionnel en tant qu’auto entrepreneur
?
-
L'intervenant qui
engage des frais ou bien qui compte sur
ce coup de pouce financier pour investir un peu
dans son matériel informatique ne sera
pas en mesure non plus de la récupérer.
-
L’intervenant a peu
de chance de souscrire une assurance (assurance
responsabilité civile professionnelle).
En effet, il est difficile de trouver un assureur
pour un montant aussi limité et, si par
exception on y parvient, la prime est nécessairement
prohibitive.
-
Que va-t-il se passer en
cas d’impayé ? Si la mission
n'est pas payée, l'auto entrepreneur aura
peu de poids vis à vis d'une entreprise
structurée qui refuse de payer.
- Pour ceux qui ne bénéficient pas
d’une complémentaire santé à
des conditions avantageuses, ce n'est pas en tant
qu'auto entrepreneur qu'ils pourront négocier
un tarif groupe avec une mutuelle.
-
Pas non plus de prévoyance
: protection en cas de décès, invalidité,
incapacité.
-
La cotisation de
retraite est très faible, ne sont
assurées que les trimestrialités
de la CNAV. A quel taux par rapport à la
cotisation normale ? Ou plutôt avec quelle
décote ?
-
Pas de retraite complémentaire...
-
Pour ceux qui veulent développer
une activité pour remplacer un emploi ‘classique’,
l’auto entrepreneur n’a pas
accès à des formations
au travers du DIF, etc. Les formations sont payées
au plein tarif (sans TVA récupérée)
!
-
Pas d’effet
réseau ni de convivialité
organisée : l’auto entrepreneur est
seul.
-
L’auto entrepreneur
ne bénéficie pas non plus
du référencement d’une organisation
telle qu’une grande entreprise de Portage
Salarial.
En définitive, cette formule présentée
comme une innovation n’est qu’un aménagement
du régime de la micro entreprise.
Il convient donc de bien réfléchir
avant de prendre une décision, le bon choix
est celui qui est fait en connaissance de cause,
cette information devrait y participer.
Une autre solution est de faire passer la mission
par une société de portage. Voir :
www.itg.fr
Roland Bréchot,
Directeur Général
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