Le métier de formateur… bien
plus qu’un diplôme !
S’il existe des formations permettant d’acquérir
des compétences pédagogiques et techniques
pour exercer l’activité de formateur,
ces dernières ne suffisent pas pour s’épanouir
dans l’exercice d’un métier particulièrement
exigeant.
Au-delà du diplôme, le formateur doit
avoir avant tout des connaissances à transmettre,
et des qualités humaines fortes : ouverture
d’esprit, sens de l’écoute et
de la pédagogie, patience d’enseigner,
goût du travail en équipe et du contact
humain, qualités rédactionnelles,
disponibilité et capacité d’adaptation…
Etre formateur ne s’improvise pas, et nécessite
de fortes aptitudes à la communication.
De plus, il est préférable de disposer
d’une expertise avérée dans
son domaine d’intervention pour être
crédible. Le client privilégiera toujours
un candidat disposant d’un vécu professionnel
face à un candidat titulaire d’un diplôme
sans expérience, car il attend du formateur
qu’il soit immédiatement opérationnel.
Enfin, dans un marché fortement concurrentiel,
le formateur doit savoir activer son réseau,
se faire connaître et reconnaître par
ses pairs et ses clients, et animer sans relâche
son carnet d’adresses afin de renouveler ses
missions. Trouver une situation professionnelle
stable n’est pas toujours facile dans ce secteur,
où les emplois précaires restent malheureusement
la norme.
Les statuts pour exercer.
« Toute personne physique ou morale qui
exerce, à titre principal ou accessoire,
l’activité de dispensateur de formation
professionnelle doit, lors de sa création,
déclarer son activité »
(Direction Régionale du Travail, de l’Emploi
et de la Formation Professionnelle)
Pour exercer ce métier, il faut absolument
avoir un statut et se déclarer comme formateur
auprès de la DRTEFP (dans le cas d’une
activité de formateur salarié d’un
centre de formation, c’est le centre qui s’occupe
des formalités). Il existe quatre types de
statuts :
Le formateur salarié est de moins en moins
présent dans les centres de formation. En
effet, les organismes de formation doivent faire
face à une forte fluctuation de leurs commandes
(saisonnalité de la demande) et une embauche
définitive est définitivement trop
coûteuse quand le formateur est amené
à alterner périodes travaillées
et périodes « inter missions ».
C’est pourquoi la plupart des centres de formation
préfèrent utiliser la vacation pour
répondre à des besoins précis
et ponctuels de leurs clients.
En vacation, le formateur vacataire effectue des
missions temporaires pour le compte d’un donneur
d’ordre (par exemple un organisme de formation).
Il n’a pas de véritable statut d’un
point de vue juridique, il travaille dans le cadre
d’un contrat temporaire rédigé
par l’organisme qui le détache pour
cette mission auprès du client à former.
Au dessus d’un certain quota d’heures,
le formateur vacataire doit impérativement
se déclarer et payer des charges.
Le formateur indépendant (ou freelance)
a quant à lui choisi de s’immatriculer
afin de pouvoir bénéficier d’un
statut juridique légal pour exercer à
son propre compte. Les statuts les plus fréquents
sont celui de l’entreprise individuelle (souvent
en micro-entreprise ou en auto-entrepreneur) ou
de la société (EURL, SARL). L’avantage
de ce statut réside dans une réelle
liberté de l’entrepreneur, avec tout
ce que ça implique : liberté d’organisation,
choix de ses missions, sélection des clients…
attention toutefois aux inconvénients : la
lourdeur administrative n’est pas un mythe,
et le temps passé à la gestion vous
semblera bien contreproductif. De plus, le statut
social de TNS (Travailleur Non Salarié) du
formateur indépendant n’est pas très
confortable en terme de couverture (retraite, maladie,
droits au chômage). Enfin, de nombreux clients
vous demanderont d’être « organisme
de formation agréé », un précieux
sésame difficile à obtenir quand on
est seul.
Enfin, le portage salarial est un statut très
pratiqué dans le secteur de la formation,
parce que particulièrement avantageux. Il
permet de travailler à son compte, avec la
même liberté d’action qu’un
formateur indépendant, mais en bénéficiant
du statut social de salarié. Non seulement
le portage évite au formateur de s’immatriculer,
mais ce statut le libère également
de toutes les tracasseries administratives. En fait,
une fois que le formateur a trouvé une mission
de formation, c’est la société
de portage qui va signer le contrat et facturer
la prestation au client, c’est elle qui va
s’occuper de l’intégralité
d la gestion du dossier (factures, relances, TVA,
cotisations sociales, etc…). En parallèle,
elle joue le rôle d’employeur auprès
du formateur qu’elle assure et protège,
et à qui elle reverse un salaire à
la fin de la mission. Ce salaire est calculé
sur la base du montant des honoraires facturés,
moins la commission de la société
de portage (que l’on appelle « frais
de gestion ») et les charges sociales qui
sont versées à l’état.
Le formateur est protégé socialement,
et libéré de toute contrainte administrative,
il peut se consacrer sereinement à sa mission.
L’entreprise de portage salarial doit disposer
d’un numéro « organisme de formation
», délivré par la Direction
Régionale du Travail, de l’Emploi et
de la Formation Professionnelle.
Comment démarrer sa mission de formation
en portage salarial ?
C’est très simple. Pour pouvoir démarrer
son activité en portage salarial, il faut
avant tout avoir une première mission. Aucune
société de portage ne peut vous embaucher
sans mission de formation, il donc important de
prospecter activement en amont, en activant votre
réseau, sans hésiter à faire
à la fois de la prospection en direct (directement
auprès du client final) et en sous-traitance
(via des organismes de formation).
Cette période de démarchage actif
doit être mise à profit pour approfondir
la question de votre futur statut. C’est le
moment de nous contacter pour en savoir plus ! Il
est fondamental en effet de prendre le temps de
faire connaissance, afin que nous ayons une idée
précise de votre situation personnelle et
de vos projets professionnels et que nous soyons
en mesure de répondre à toutes vos
questions. PORTAGEO est très attentif à
la qualité des relations avec nos consultants
formateurs portés, et la confiance mutuelle
nécessite une grande transparence dans les
échanges. Alors sollicitez-nous, posez-nous
des questions, nous sommes là pour vous aider
dans votre démarrage d’activité.
Cela implique de l’écoute, du conseil,
de l’accompagnement, de la disponibilité,
autant de qualités que nous mettons à
votre service, convaincus que notre partenariat
commence précisément à ce moment
là, et n’a de sens que dans le dialogue.
Ensuite, quand la mission se rapproche, vient le
temps de contractualiser avec le client. Nous vous
donnons tous les outils pour formaliser vos engagements
: contrats commerciaux, conventions de formation,
mais aussi règlements intérieurs,
feuilles de présence, attestations de présence,
etc… et nous vous aidons à les personnaliser
en fonction de la réalité de la mission
de formation. Notre rôle sera de vous alerter
sur toutes les subtilités contractuelles
que vous pourriez rencontrer, et de vous aider à
en comprendre les enjeux. Quand le contrat est prêt,
vous le transmettez à votre client pour signature,
vous le signez à votre tour avant de le faire
parvenir à PORTAGEO. Une fois ce contrat
signé, nous sommes prêts à démarrer
cette mission à vos côtés, il
ne nous reste plus qu’à vous embaucher,
ce que nous ferons dès réception de
votre dossier d’inscription PORTAGEO.
Vous êtes désormais formateur indépendant
porté par PORTAGEO, et accédez à
tous nos services. Indépendant d’un
point de vue organisationnel, vous pilotez librement
votre activité et choisissez vos missions.
Salarié de PORTAGEO d’un point de vue
social, vous êtes assuré et protégé
juridiquement. Vous pouvez vous reposer en toute
confiance sur notre équipe de professionnels,
avec la certitude que votre dossier sera géré
au mieux de vos intérêts. PORTAGEO
possède un numéro d’organisme
de formation, ainsi qu’une exonération
des services fiscaux quant à TVA sur les
prestations de formation facturées.