Quand le portage salarial se fait balader, mobilisons nous.
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(communiqué de presse) 13 janvier 2010 |
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Rappel des faits :
Concept
Depuis les années 80,
le portage salarial permet d’avoir l’activité
d’un entrepreneur avec le statut de salarié.
Les portés prospectent et négocient
leurs propres interventions auprès de clients.
Les sociétés de portage salarial
prennent en charge la responsabilité de
leurs interventions, facturent les clients et
salarient les portés pour effectuer ces
dites interventions.
Chiffres
450 millions d’euros réalisés
par les sociétés du Syndicat National
des Entreprises de Portage Salarial (SNEPS), de
la Fédération Nationale du Portage
Salarial (FeNPS), de l’Union Nationale des
Entreprises de Portage Spécialisées
(UNEPS) ainsi que par des entreprises non membres
de structures représentatives de la profession.
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Franck MARCQ |
1ier couac
Activité jusque-là non
réglementée mais déjà structurée,
le 11 janvier 2008, dans l’Accord National Interprofessionnel
(ANI), l’état désigne le PRISME
comme la branche la plus proche et lui donne la mission
d’organiser le portage salarial.
Selon Lise Cazaux Labrunée,
Professeur à l’Université de Toulouse
:
« On peut voir dans le résultat
de cette loi le jeu des lobbies où le plus fort
semble l’avoir emporté :
C’est la branche du travail temporaire
qui est ainsi chargée, par accord collectif étendu,
d’organiser la relation triangulaire en garantissant
au porté le régime du salariat, la rémunération
de sa prestation chez le client et de son apport de
clientèle.
L’intérim y trouve ainsi son compte puisque
cette branche récupère le marché
du portage avec possibilité d’attirer vers
lui une nouvelle population de cadres plus rentable
que celle des intérimaires habituels. »
Donc les acteurs historiques du portage
salarial FeNPS, SNEPS et UNEPS, qui connaissent parfaitement
les us et coutumes de cette activité et les pratiquent
au quotidien, ne sont que « consultés ».
Le PRISME, qui, lui, ne connaît en rien les attentes
des porteurs de projet et ne voit que son propre intérêt,
gère l’avenir de la profession.
En tout état de cause, l’intérim
n’a aucune légitimité pour réglementer
le portage salarial.
Une orientation qui s’éloigne
de plus en plus de l’état d’esprit
du portage salarial et de son intérêt.
Preuves de l’incompétence
de l’intérim en la matière, les
échos des négociations en cours :
Le portage salarial serait :
Réservé aux cadres
: Par définition les portés sont
autonomes dans leurs prospections, négociations
et interventions.
La notion de cadre et non cadre est
complètement hors propos en la matière.
Rappelons que tout un public de jeunes diplômés,
demandeurs d’emploi et seniors utilise le portage
salarial pour un accès ou un retour à
la vie professionnelle.
Se cantonner aux cadres fermerait définitivement
la porte à l’insertion ou à la réinsertion
de tout un pan de notre société.
Réservé aux activités
intellectuelles : Pourquoi un consultant RH
aurait-il plus le droit d’utiliser le portage
salarial qu’un électricien? Ils sont tous
les deux compétents dans leur domaine et à
la recherche de plus d’autonomie professionnelle.
Un salaire de 2 600 €
brut par mois : Nous voyons encore dans cet
exemple une méconnaissance du portage salarial
et une tentative de se rapprocher de ce qui existe dans
le monde de l’emploi traditionnel.
Si l’objectif est encore de restreindre
à l’élite de notre société
l’usage du portage salarial tout en écartant
ceux qui en ont le plus besoin, l’opération
est réussie.
Le CDD comme contrat :
Je rappelle que le portage salarial n’est pas
de l’intérim et rentre dans un véritable
projet professionnel basé sur un développement
de sa propre activité sur du moyen/ long terme.
L’usage du CDD ne ferait que précariser
un public qui n’en a pas besoin.
Pour conclure, l’intérim
n’a aucune légitimité dans le portage
salarial et, au contraire, est en train de le vider
de tout son intérêt.
Si les négociations
en cours font ressortir les éléments précités,
nous en appelons à l’ensemble des acteurs
directs ou indirects; sociétés de portage
salarial, syndicats, politiques, prescripteurs, associations
de réinsertion professionnelle, de l’aide
à la création d’entreprise et les
plus importants sans aucun doute les portés,
soit plus de 15 000 personnes à se fédérer
pour rejeter en bloc cet accord qui ne reflétera
ni la réalité de l’existant ni l’attente
de ses utilisateurs.
Pour ce faire, je propose dès
maintenant aux personnes qui se sentent concernées
de m’envoyer un e-mail sur juridique@ventoris.net
comprenant coordonnées, activité (porté,
société de portage salarial, professionnel
de la création d’entreprise, etc…
) et dès lors que cet accord sera passé
sans prise en compte de la réalité de
nos attentes, je propose de lancer une action collective.
Si nécessaire, le coût financier sera supporté
par notre structure.
L’avenir du portage salarial se joue
maintenant, soyez acteur !
Cordialement,
Franck MARCQ
PDG du groupe Ventoris
http://www.ventoris.fr
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