Tout n’est que lamentation généralisée
et menace. Ça fait trop longtemps que ça dure
! Non pas ces réalités mais cette perception
qui n’est que la rançon d’une certaine
conception du monde. Tout d’abord conception du périmètre
du monde. En dehors de « notre monde », il en
existe un qui dit aller bien au plan économique.
Il est à la fois plus vaste et plus peuplé
que notre vision occidentaliste du périmètre,
il s’agit de l’Asie, de l’Inde et d’une
partie de l’Amérique du Sud.
Ensuite, il y a la nature du monde économique appréhendé
: est ce celui des services, de l’industrie de l’extraction
minière et de la production agricole ? Celui des
PME, des professions libérales et des TPE ?
Non, il s’agit pour l’essentiel d’imposer
une vision financière et totalitaire de l’économie
: les banques et les multinationales. Certes on opposera
à ce propos les notions d’interdépendance
et de mondialisation qui font que rien ne peut échapper
à cette sinistrose.
Eh bien, tout tend à prouver que c’est partiellement
vrai car il y a malgré tout des avancées,
des gains de productivité, de la création
de valeur (s), dans un pays comme le nôtre.
Le pouvoir de nuisance de ces conceptions et de ces pratiques
n’est pas pour autant à négliger (et
à ce sujet Joseph Eugène Stiglitz nous ouvre
les yeux sur ce qu’on appelle la crise. Mais le monde
ne s’effondre pas pour autant.
Ce qui tient l’activité, c’est davantage
les « vrais gens » ceux qui travaillent,
ceux qui innovent, qui entreprennent et font. C’est
bien ce qui nous oppose à ceux qui manipulent, profitent
et disent.
Ces derniers confisquent le pouvoir, l’économie,
la parole et de plus en plus la justice. Pour combien de
temps encore ? Est-ce tenable ?
Les salariés portés sont
de ceux qui entreprennent. Ils le font soit pour sortir
d’une situation de demandeur d’emploi et mieux
vivre ainsi leur transition soit, pour envisager l’avenir
sous l’angle d’une plus grande autonomie.
Ce faisant avec des entreprises comme ITG, ils inventent
un avenir au futur. Ils se réapproprient une part
de cette économie et leur vie « tout court
» car ils prennent pleinement possession de leur temps
: temps pour travailler, assumer leurs liens affectifs,
progresser et s’engager.
C’est avec eux que nous pouvons donner
sens à de nouvelles pratiques qui s’appuient
sur :
- un réseau de compétences avec plateforme
d’échanges libres
-
une bourse de missions (près
de 500 par an)
-
des formations au métier d’expert,
de formateur et de consultant qui dépassent largement
les droits acquis.
-
des clubs
- …
Dans ce monde nouveau qui est déjà le nôtre,
rien ne vient d’en haut car le droit de penser, de
dire et de proposer sont partagés. Nos créations
sont donc le fruit d’un bourgeonnement collectif,
d’un pragmatisme du quotidien.
Nous ne vivons pas d’idéaux mais notre réalité
peut approcher un idéal de part la qualité
de ce que nous entreprenons et de ce que nous aspirons à
être.
Les germes et même déjà les plantules
d’un monde nouveau, c’est ça ! (entre
autres).
¹ Joseph Stiglitz, 67 ans, Prix Nobel d'économie
en 2001, ex-conseiller économique du président
Bill Clinton (1995-1997) et ex-chef économiste de
la Banque mondiale (1997-2000), est connu pour ses positions
critiques sur les grandes institutions financières
internationales, la pensée unique sur la mondialisation
et le monétarisme. Le dernier ouvrage dont il est
fait mention : Le triomphe de la cupidité [Poche]
Joseph E. Stiglitz Joseph E. Stiglitz (auteur), Paul Chemla
(Traduction)
Roland Bréchot
Directeur Général de l'Institut
du Temps Géré
¹ Droit Individuel à la
Formation. Aujourd’hui le DIF est dit « portable
» ce qui veut dire que les droits résiduels
peuvent être mobilisés sous certaines conditions
après rupture d’un contrat de travail.
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