Le portage salarial reconnu comme une branche d’activité professionnelle

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Info exclusive du Guide du Portage :

A l’occasion d’une rencontre entre Myriam El Khomri avec les représentants du PEPS (syndicat des Professionnels de l’Emploi en Portage Salarial) et de l’OPPS (Observatoire Paritaire du Portage salarial), la ministre du Travail a annoncé le 1er décembre la mise en place d’une Commission mixte paritaire visant à la création d’une nouvelle branche professionnelle « Portage salarial ».

De gauche à droite : Patrick Levy-Waitz (Président de l’OPPS et vice-président du PEPS), Myriam El Khomri (Ministre du travail), Hubert Camus (Président du PEPS) et Laurent Barres (vice-président du PEPS)

De gauche à droite : Patrick Levy-Waitz (Président de l’OPPS et vice-président du PEPS), Myriam El Khomri (Ministre du travail), Hubert Camus (Président du PEPS) et Laurent Barres (vice-président du PEPS)

Une commission mixte paritaire pour négocier la convention collective de la branche portage salarial

Le rendez-vous est déjà fixé pour le 7 décembre 2016, date à laquelle se tiendra la première Commission Mixte Paritaire « Portage Salarial ». Présidée par le Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, elle rassemblera l’ensemble des partenaires sociaux qui auront pour mission de préparer une convention collective spécifique pour tous ceux qui utilisent le portage salarial comme nouvelle forme d’emploi et d’activité.

Cette annonce de Myriam El Khomri fait suite à un long processus de sécurisation du portage salarial initiée par Gérard Larcher dans son plan senior de 2006. L’ordonnance du 2 avril 2015, ratifiée cet été dans l’article 38, alinéa 1 de la loi travail, parachevait la sécurisation juridique du portage salarial. La création de cette branche dédiée était la dernière étape demandée par les partenaires sociaux afin que le portage salarial devienne un secteur à part entière.

Une nouvelle particulièrement retentissante dans un contexte où le gouvernement veut réduire le nombre de branches d’activités professionnelles. Ce résultat montre d’autant plus l’importance que les pouvoir publics accordent au portage salarial, un secteur d’avenir pour l’emploi permettant d’apporter une protection sociale maximale à des professionnels indépendants et autonomes.

Ce sera donc aux acteurs du portage salarial de négocier une convention collective qui correspond aux spécificités de cette forme d’activité.

naissance de la brache portage salarial dans le bureau de Myriam El Khomri avec les repsentants de l'OPPS et du PEPS

La réaction des représentants du PEPS et de L’OPPS

Cette décision est incontestablement le fruit d’un dialogue social constructif et innovant entre le Ministère du Travail, les organisations de salariés, le PEPS et l’OPPS. Voici les réactions des représentants de chacune de ces organisons.

Hubert CAMUS, Président du PEPS :

« Démonstration est faite que le dialogue social est possible, l’union fait la force ! Cette CMP (Commission Mixte Paritaire ndlr.) est une excellente nouvelle pour les salariés portés comme pour les autres professionnels indépendant, cela renforce l’encadrement du secteur et valorise les pratiques du portage salarial »

Patrick Levy-Waitz, Président de l’OPPS et vice-président du PEPS :

« Une décision qui prend en compte les évolutions actuelles du marché du travail dans un contexte de réduction du nombre de branches et permet à des indépendants de se lancer en étant sécurisés socialement et accompagnés dans le développement de leur activité entrepreneuriale : c’est une véritable innovation sociale ! ».

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Exclusif : Une ordonnance essentielle qui sécurise le portage salarial !

Mis en avant

Le 2 avril, le gouvernement a adopté une ordonnance en faveur du portage salarial. Voici en exclusivité le compte rendu du conseil des ministres qui a adopté l’ordonnance.

> Télécharger l’ordonnance en intégralité

Ordonnance portage salarial

Ordonnance en faveur du portage salarial : qu’est-ce qui change ?

Cette ordonnance va plus loin. Il s’agit d’assouplir les conditions de l’exercice d’une activité de portage salarial en sécurisant le statut de salarié porté. Pour cela, elle propose 4 changements majeurs sur lesquels nous allons revenir.

1. Élargissement des profils concernés par le portage

Jusqu’ici en 2013 et 2014, seules les personnes disposant du statut de cadre avaient la possibilité d’exercer leur activité en portage salarial.

Désormais, chacun peut en bénéficier s’il est suffisamment qualifié dans son domaine d’activité et capable de trouver des clients en autonomie. L’entreprise de portage devra donc sélectionner les portés qui répondent à ces critères.

2. Abaissement du plafond minimal de rémunération

Actuellement, la rémunération d’un salarié porté est fixée à 2900 euros brut. Cette ordonnance propose un abaissement du plafond minimal de rémunération : le montant de la rémunération mensuelle minimale est fixé à 75% de la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale (2015 : 2380 euros).

3. Création d’un contrat de travail en portage salarial

L’ordonnance prévoit la création d’un contrat de travail en portage salarial qu’il soit à durée déterminée ou à durée indéterminée.

Auparavant, l’entreprise de portage était le périmètre qui permettait de savoir si le salarié porté pouvait bénéficier d’un CDD. Elle devait démontrer un accroissement de son activité pour avoir des salariés en CDD, au même titre qu’une entreprise classique.

Désormais, le recours au CDD est possible si l’entreprise cliente observe un accroissement de son activité. C’est un changement de périmètre important pour les salariés.

Cette ordonnance prend donc en compte les 3 parties : l’entreprise de portage, le salarié porté et l’entreprise cliente.

4. Des garanties élargies et renforcées

Les garanties prévues dès 2010 dans des accords dédiés vont désormais devenir une réalité, un vrai changement étant donné les obligations légales que certaines entreprises de portage ne respectaient pas jusqu’à présent.

Jusque là, les salariés portés bénéficiaient de garanties financières, de l’exclusivité (une entreprise de portage salarial ne peut faire que du portage salarial, ainsi les salariés portés sont avec des « pairs ») et d’une obligation d’accompagnement et de formation par la société de portage.

A ces avantages s’ajoute l’obligation d’effectuer une déclaration préalable d’activité auprès de l’administration.

Derrière ces changements, la philosophie reste inchangée : réserver le portage à des professionnels suffisamment qualifiés pour exercer leur activité en autonomie (réalisation des missions et prospection commerciale).

L’enjeu dépasse clairement le statut du portage salarial. C’est une réponse concrète au besoin de « simplification » désiré par les entreprises et les travailleurs.

Des conséquences et des suites à cette nouvelle donne juridique

Cette ordonnance devra être précisée par un décret qui devrait prochainement définir les modalités de recours au portage et les sanctions pénales en cas d’inexécution. Elle devra aussi être ratifiée par le Parlement pour obtenir une force législative.

Des suites économiques sont également prévisibles : certaines entreprises risquent de perdre ou de gagner des parts de marché, en fonction des profils différents de leurs portés.

Des conséquences économiques qui pourraient entrainer des difficultés pour certaines entreprises mais aussi des succès et certainement des mouvements de concentration pour d’autres.

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Convention collective : le portage salarial devient une véritable profession

Le PEPS, seul syndicat reconnu représentatif du portage salarial, annonce la signature à l’unanimité de la convention collective de branche des salariés en portage salarial. Une annonce choc qui intervient trois mois et demi seulement après l’annonce du Gouvernement de la création d’une branche professionnelle dédiée au portage.

Convention collective du portage salarial

Patrick Levy-Waitz, responsable des négociations pour le patronat, Président de l’OPPS et Vice-Président du PEPS (à gauche) et Hubert Camus, Président du PEPS (à droite) signent la convention collective du portage salarial.

Le portage salarial sécurisé en un temps record

A la surprise générale, Myriam El Khomri, Ministre du Travail, s’était engagée en décembre 2016 en faveur d’une branche professionnelle dédiée au portage salarial après avoir rencontré les représentants du PEPS et de l’OPPS. Elle a en effet annoncé le 1er décembre l’ouverture d’une commission mixte paritaire réunissant les partenaires sociaux, dans l’objectif de négocier et de construire une convention collective dédiée au portage salarial.

Dans la continuité de cette décision du Gouvernement, c’est à nouveau à la surprise générale et seulement trois mois et demi après l’ouverture des négociations, que le PEPS annonce la signature à l’unanimité (CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC, FO) de cette convention collective dédiée au portage salarial.

Hubert Camus, Président du PEPS, parle d’un “événement historique”. De son côté, Patrick Levy-Waitz, Président de l’OPPS, Vice-Président du PEPS, et responsable des négociations pour le patronat, évoque un accord “ambitieux et équilibré”. Parlant de l’avenir du portage, il décrit une forme d’emploi qui s’imposera comme ““l’un des principaux statuts permettant aux indépendants de développer leur activité en sécurité”. Pour lui, cette nouvelle avancée marque “la fin du retard de la France en matière de nouvelles formes d’emploi”.

Les points clés de la convention collective

Un élargissement des conditions de recours au portage salarial

Le portage salarial est désormais ouvert aux experts autonomes disposant d’un bac+2 ou ayant 3 ans d’expérience, dont la rémunération minimale est de 2000 euros net.
L’ordonnance du 2 avril 2015, texte de référence sur le portage salarial, prévoyait une rémunération minimale élevée, laquelle empêchait certains experts d’avoir recours au portage salarial, notamment en région.

Un fond de mutualisation pour sécuriser les parcours collectifs

La convention collective prévoit qu’1,6% de la masse salariale soit consacrée à la formation des salariés portés. 0,3% seront spécifiquement dédiés à un fond de mutualisation permettant de sécuriser leurs parcours professionnels. Les conditions de ce fond de mutualisation seront précisées dans un accord de méthode, lequel paraîtra d’ici quelques mois pour préciser cette convention collective de branche.

Une réserve de 10% pour sécuriser les parcours individuels

Un salarié porté en période d’inactivité pourra désormais s’appuyer sur une réserve personnelle. Celle-ci doit lui permettre de pouvoir compter sur 10% de rémunération brute et ainsi d’avoir davantage de marge de manœuvre dans cette période d’intermission.

Un accord de branche d’utilité publique

La décision du Ministère du Travail de créer une branche professionnelle dédiée au portage salarial avait été perçue comme d’autant plus marquante qu’elle est survenue dans un contexte de réduction du nombre de branches professionnelles. Elle témoigne de la volonté du Gouvernement d’encourager le portage salarial, qui constitue aujourd’hui un véritable levier pour accompagner l’entrepreneuriat.

Le délai record de trois mois et demi entre l’ouverture des négociations et la conclusion de cet accord unanime vient récompenser un dialogue social constructif initié depuis 2006 au sein de l’OPPS. Il est aussi la conséquence d’un empressement d’utilité sociale. Le portage salarial répond en effet aux nouveaux besoins des indépendants et à une demande toujours plus forte des français : pouvoir entreprendre en étant sécurisé, ne plus avoir à choisir entre la liberté de l’entrepreneur et la sécurité du salariat.

Les indépendants et ceux qui veulent le devenir peuvent désormais compter sur une solution au cadre juridique complet, offrant une véritable sécurité à toutes ses parties prenantes : salariés portés, entreprises clientes et entreprises de portage salarial.

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Événement : le PEPS serait sur le point de signer la convention collective du portage salarial

C’est une information exclusive que vous propose le Guide du Portage : le PEPS, syndicat représentatif du portage, serait sur le point de signer la convention collective du portage salarial dans des temps record !

portage salarial : ordonnance du gouvernement

En décembre 2016, suite à une rencontre de la Ministre du Travail, Myriam El Khomri, avec les représentants du PEPS et de l’OPPS, le Gouvernement s’était engagé en faveur de la naissance d’une branche professionnelle dédiée au portage salarial et avait ainsi envoyé un signe fort en faveur du portage et des nouvelles formes d’emploi.

Peu après, les partenaires sociaux s’étaient réunis à l’ouverture officielle de la négociation en commission mixte paritaire dans l’objectif de construire une convention collective dédiée au portage. Celle-ci devrait donc être signée et dévoilée dans les prochaines heures, trois mois et demi après l’ouverture des négociations ! C’est donc dans un délai record que le cadre légal du portage salarial serait sur le point d’être complété.

La signature de cette convention collective constitue une nouvelle avancée majeure en faveur du portage salarial. C’est la marque que le portage représente une vraie avancée pour accompagner l’entrepreneuriat. Cette forme d’emploi est aujourd’hui reconnue par le Gouvernement comme proposant un juste équilibre entre liberté et sécurité.

Nous vous informerons sur le contenu de cette convention collective, dont la sortie est imminente, dès que nous aurons plus d’informations.

Publié dans Actualité | Mots-clefs : convention collective,gouvernement,PEPS,Portage salarial

La notoriété du portage salarial en hausse : résultats du baromètre « Travailler Autrement »

Le guide du portage, en partenariat exclusif avec le think tank Fondation ITG, Travailler Autrement, vous présente en exclusivité les résultats du 3ème baromètre annuel « Travailler Autrement ». Celui-ci porte sur les tendances du marché de l’emploi des cadres en France.
Mené par Taddeo et TNS Soffres, il s’agit d’un sondage réalisé auprès de 500 cadres du secteur privé, représentatifs de la population des cadres, âgés de 18 ans et plus.

Baromètre emploi Fondation ITG

Des chiffres positifs pour le portage salarial

Le baromètre dévoile plusieurs chiffres encourageants pour le portage salarial, qui témoignent d’une perception positive de cette forme d’emploi atypique.

infographie notoriété du portage salarial

En effet, la notoriété du portage est en hausse : 60 % des sondés connaissent le portage salarial, tandis qu’ils n’étaient que 42 % en 2013. Parallèlement, 86 % des personnes interrogées voient le portage salarial comme une solution intéressante s’ils devaient se mettre à leur compte.

Cette étude révèle aussi un contexte favorable au portage salarial.
64 % des sondés considèrent que la responsabilité et l’autonomie sont des critères essentiels au travail. De même, 37 % pensent qu’il est nécessaire de développer des formes de travail plus souples. Enfin, malgré une aspiration au travail indépendant, le baromètre révèle un véritable attachement à la sécurité : environ 90 % des sondés considèrent qu’il est très important de pouvoir s’appuyer sur les avantages sociaux du salarié : mutuelle, couverture sociale en cas de maladie ou de chômage, cotisation au régime général de retraite…

Les enseignements du baromètre

Au-delà du cas du portage salarial, le baromètre de la Fondation ITG, Travailler Autrement met en avant plusieurs points intéressants :

  • 88 % des cadres interrogés apprécient leur travail,
  • 51 % des cadres voient la baisse du coût du travail comme la solution prioritaire face au chômage,
  • 77 % des cadres se disent préoccupés par leur travail durant leur temps de repos, ce qui traduit un équilibre difficile entre vie personnelle et vie professionnelle,
  • 82 % des sondés ont une perception positive ou très positive du travail indépendant
  • 72 % pensent que le CDI ne sera bientôt plus la norme,
  • 92 % ont le sentiment que les transitions et les reconversions professionnelles seront connues par la plupart des travailleurs au cours de leur vie professionnelle.

Pour télécharger le baromètre en intégralité, rendez-vous sur :

> http://www.fondation-itg.org/

A propos de la Fondation ITG, Travailler Autrement

La Fondation ITG, Travailler Autrement est un think tank d’études sur le travail et l’emploi. Cet organisme travaille au développement des nouvelles formes d’emploi et des nouveaux modes de travail au sein des entreprises.

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François Hollande souhaite assouplir le portage salarial : la réaction des professionnels du secteur

A l’occasion de ses vœux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi, le président de la République a présenté, lundi 18 janvier 2016 son plan d’urgence pour aller plus loin sur le front de l’emploi. Un discours au cours duquel François Hollande a annoncé que le régime du portage salarial « sera assoupli ». Les professionnels du secteur n’ont pas tardés à réagir à cette annonce qui place une nouvelle fois le portage salarial au cœur du débat politique. Le guide du portage fait le point sur cette actualité.

Francois Hollande portage salarial 2016

Le portage salarial dans le plan d’urgence de François Hollande contre le chômage

Le chef de l’Etat l’a souvent répété : la lutte contre le chômage est sa priorité. Pour cela, il a annoncé un investissement de « plus de 2 milliards d’euros » dont la moitié sera consacrée à la formation de 500 000 chômeurs. Il a également confirmé l’engagement d’une « réforme du Code du Travail », visant principalement à simplifier celui-ci. L’enjeu est de taille : favoriser la mobilité, la sécurité, la liberté ou encore l’innovation à la fois pour les entreprises et les salariés.

L’entrepreneuriat dont « toutes les formes […] doivent être encouragées » est donc au cœur de ce plan avec pour ambition de « libérer dans notre pays la capacité de création ». A ce titre, il a précisé que « ce qui doit être encouragé, c’est l’acte d’entreprendre, et tout doit être facilité pour assurer la réussite, pas simplement la création, mais le développement ».

Le Président a ainsi présenté le portage salarial comme l’une des solutions face à ces problématiques. Un « mouvement qu’il faut faciliter, pas simplement pour créer de l’emploi mais pour créer de l’ambition ». Il a donc annoncé que « le régime du portage salarial sera assoupli pour permettre à chacun de proposer ses services à des entreprises ou à des particuliers, sans néanmoins, tout de suite au moins, avoir à créer une entreprise ».

Par cette nouvelle annonce, François Hollande confirme son intention de mettre le portage salarial au centre de son action en faveur de l’emploi. C’est donc un nouveau pas en avant fondamental pour le portage salarial, qui s’inscrit dans la continuité des précédentes mesures mises en place par le Gouvernement l’année dernière. Le 2 avril 2015, une ordonnance décisive a été adoptée pour apporter un cadre juridique détaillé au portage salarial. Un texte qui venait déjà assouplir les conditions de l’exercice d’une activité de portage salarial en sécurisant le statut de salarié porté. Le 30 décembre 2015, un décret venait encadrer définitivement l’ordonnance en clarifiant les conditions de la garantie financière et de la déclaration préalable des entreprises de portage salarial.

Les professionnels du portage salarial ont réagi favorablement à cette annonce… mais restent vigilants !

Hubert Camus, président du PEPSDans un communiqué publié sur le site du PEPS, le syndicat représentatif des Professionnels de l’Emploi en Portage Salarial n’a pas tardé à régir par l’intermédiaire de son nouveau président Hubert Camus.  Il a ainsi déclaré : « François Hollande a pris en compte l’importance de cette nouvelle forme d’emploi dans le paysage économique. En assouplissant l’accès au portage salarial, il va rendre éligible à ce statut des centaines de milliers de demandeurs d’emploi, leur permettant ainsi de concilier indépendance et protection sociale. Avec ces futurs professionnels indépendants et autonomes, on favorise le développement de nouveaux métiers, notamment ceux des plates-formes numérique, et bien entendu de l’entreprenariat au sens large ».

En sa qualité de président du PEPS, il reste néanmoins vigilant à cette annonce et précise : « Nous nous rapprochons dès à présent des services de l’Etat pour demander l’ouverture d’une négociation sur la Convention Collective du Portage Salarial qui finalisera la règlementation de l’activité et permettra de sécuriser l’accession à ce régime au plus grand nombre ».

Une position partagée par Patrick Levy-Waitz, récemment nommé président de l’OPPS (Observatoire Paritaire du Portage Salarial) et par ailleurs vice-président du PEPS. Dans une dépêche reprise par l’AEF, il rappelle que « Le portage salarial est le fruit d’un consensus social qui a mis 10 ans à se construire ». Pour lui, « l’élargissement de son champ doit se faire en associant tous les partenaires sociaux [...]  Nous demandons à être reçus par l[a] ministre du Travail et le ministre de l’Économie [...] pour construire avec les pouvoirs publics cette nouvelle étape ». A propos de l’ouverture d’une négociation sur la convention collective, il précise que « c’est une urgence à laquelle le ministère du Travail doit répondre rapidement ».

La réaction de l’Ugict-CGT est quant à elle plus mesurée. En effet, dans son communiqué, le syndicat de référence des ingénieurs et cadres parle d’« ubérisation du salariat » et présente cette nouvelle comme « une dérèglementation du portage salarial, au mépris de l’accord unanime des acteurs sociaux, pour élargir le portage à l’ensemble des travailleurs, et l’utiliser dans de nouveaux secteurs, comme celui du travail à domicile ».

Le guide du portage vous tiendra naturellement informés des prochaines actualités sur le sujet qui ne tarderont pas à venir courant 2016…

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L’ordonnance du portage salarial définitivement encadrée

L’année 2015 se termine avec une nouvelle importante concernant l’encadrement du portage salarial, avec la parution d’un nouveau décret qui vient préciser le montant minimum de la garantie financière des entreprises de portage salarial.

décret portage salarial

La garantie financière et la déclaration préalable des entreprises de portage salarial précisées par le décret du 30 déc 2015

Publié au journal officiel du 31 décembre dernier, le décret n°2015-1886 du 30 décembre 2015 relatif au portage salarial vient préciser l’encadrement relatif à la garantie financière des entreprises de portage salarial. Une nouvelle étape dans la sécurisation du portage salarial suite à l’ordonnance prise par le Gouvernement le 2 avril dernier.

L’article L. 1254-26 du code du travail issu de cette ordonnance précisait déjà que l’activité de portage salarial ne peut être exercée qu’après déclaration faite à l’autorité administrative et obtention de la garantie financière. Les sociétés de portage salarial doivent donc justifier, à tout moment, d’une garantie financière assurant, en cas de défaillance de leur part, le paiement des salaires, indemnités, cotisations sociales obligatoires, et remboursements divers. Cet article paru début avril ne précisait cependant pas le montant de cette garantie « fixé annuellement par décret ».

Le décret n°2015-1886 du 30 décembre 2015 qui entre en vigueur dès le 1er janvier 2016 vient donc fixer le montant de la garantie financière des entreprises de portage salarial. Il doit donc être au minimum égal, au titre d’une année donnée, à 10 % de la masse salariale de l’année précédente, sans pouvoir être inférieur à 2 fois la valeur du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) de l’année considérée. Toutefois, à titre transitoire et jusqu’au 1er janvier 2018, cette garantie est fixée aux montants suivants :

  • Du 1er janvier au 31 décembre 2016 : 8 % de la masse salariale de l’année 2015, sans pouvoir être inférieure à 1,5 fois la valeur du PASS pour l’année 2016 ;
  • Du 1er janvier au 31 décembre 2017 : 9 % de la masse salariale de l’année 2016, sans pouvoir être inférieure à 1,8 fois la valeur du PASS pour l’année 2017.

Le décret n°2015-1886 précise également le contenu et les modalités de la déclaration préalable des entreprises de portage salarial auprès de l’inspection du travail prévue par l’article L. 1254-27 du code du travail.

 

> Cliquez ici pour télécharger le décret n°2015-1886 en intégralité

 

L’analyse du guide du portage

Il est à noter que le gouvernement n’a pas tardé à fixer des garanties en matière de portage salarial. Il faut bien reconnaitre que tel était la condition posée par les syndicats pour donner leur feu vert à l’ordonnance du 2 avril dernier.

Le secteur va donc à présent pouvoir se structurer et se développer. Les grandes manœuvres ont déjà commencées par le rapprochement du groupe Freelance.com et Admissions, sans remettre en cause le leadership du groupe ITG, et dont le président patrick Levy-Waitz, récemment nommé président de l’OPPS (Observatoire Paritaire du Portage Salarial), a été un acteur clé des négociations.

A suivre dans quelques jours sur le Guide du Portage, l’interview exclusive du président de l’OPPS.

 

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Freelance : le portage salarial, pour être (encore) plus heureux

Les freelance vont bien et ne regrettent pas de s’être mis à leur compte. C’est le principal enseignement d’un sondage datant du 30 novembre 2015 et mené par Hopwork, site dédié à la mise en relation entre freelance et entreprises, auprès d’environ 600 indépendants.

Freelance heureux portage salarial

Freelance : les enseignements du sondage

Le sondage révèle plusieurs statistiques parlantes sur l’état d’esprit très positif de la majorité des freelance interrogés.
En effet, 9 freelance sur 10 sont heureux au travail, tandis que 94% ne regrettent pas d’être devenus indépendants. Dans cette même logique, 60% des freelance interrogés ont constaté une amélioration de leur qualité de vie, à la fois sur le plan personnel et professionnel.

En parallèle, d’autres réponses sont plus nuancées.
37% des freelance qui ont répondu gagnent mieux leur vie depuis qu’ils ne sont plus salariés, 16% ont des revenus équivalents, tandis que 36% gagnent moins. De même, 45% des freelance interrogés se déclarent moins stressés depuis qu’ils sont indépendants, tandis qu’il n’y a pas de différence pour 31% d’entre eux.

Lorsqu’on les interroge sur les raisons qui ont motivées leur choix, 23% apprécient de pouvoir gérer leur temps librement, 20% de ne plus avoir à gérer la hiérarchie et 17% évoquent une meilleure qualité de vie.

Enfin, 2 principales limites sont mises en avant par ce sondage : 23% d’entre eux sont plus stressés depuis qu’ils sont à leur compte, et 70% dépassent 35 heures de travail par semaine.

Source : directmatin

Le portage salarial, alternative pour exercer en freelance

Un freelance connaît des moments difficiles, notamment au début de son activité. Au contraire du salarié, il travaille en autonomie, ce qui implique d’être capable de satisfaire ses clients tout en trouvant de nouvelles opportunités. Il fait notamment face à des problématiques de temps et d’énergie, ce qui explique probablement les contraintes révélées par le sondage. Face à cette situation, le portage salarial est une solution alternative aux multiples atouts.

Vous êtes freelance ? Le portage salarial peut vous permettre de conserver votre liberté et votre indépendance, tout en bénéficiant d’un accompagnement par votre société de portage. Celle-ci prend en charge votre comptabilité, l’administratif ou encore la facturation, ce qui vous évite d’être surchargé de travail administratif et vous fait gagner du temps.

De même, le portage est un bon moyen d’éviter le stress auquel vous devez faire face. Déchargé des contraintes administratives, vous pouvez aussi exercer en toute sécurité grâce au statut de salarié, qui vous ouvre les mêmes avantages qu’un salarié du secteur privé, en terme de protection sociale (droit au chômage et à la retraite) ou de formation.

Vous conservez votre autonomie dans la recherche de vos missions, mais l’appui de votre entreprise vous permet d’être dans les meilleures conditions pour cela : vous pourrez compter sur l’expérience de conseillers, vous entraîner pour trouver de nouvelles opportunités, ou encore vous appuyer sur les autres consultants exerçant en portage salarial.

En portage salarial, vous conservez tout ce qui vous a permis de vous épanouir en tant que freelance, tout en profitant de véritables solutions face aux problématiques que vous rencontrez dans votre activité d’indépendant.

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L’emploi des cadres en nette amélioration

Le 5 octobre 2015, le Cabinet de conseil en recrutement Robert Half dévoilait les résultats de son étude sur la rémunération des cadres. Celle-ci pointe une nette amélioration de l’emploi des cadres depuis un an, dans un contexte général pourtant peu réjouissant en matière d’emploi.

Intéressons nous aux raisons qui expliquent cette amélioration et aux solutions alternatives dont disposent les cadres pour retrouver le chemin de l’emploi, notamment le portage salarial.

Augmentation emploi cadres

Emploi des cadres : pourquoi cette amélioration ?

Fabrice Coudray, directeur de Robert Half, explique cette embellie par un nombre important de départs à la retraite dans les années à venir, qu’il est nécessaire de compenser.

En parallèle, il insiste sur l’enjeu fondamental pour les entreprises de réussir leur transformation digitale et leur passage au numérique. C’est par ailleurs l’un des points clés du Rapport Mettling dont nous vous parlions dernièrement.
Dans ce contexte, les entreprises se montrent plus exigeantes et préfèrent faire appel à des profils très qualifiés, à haute valeur ajoutée.

L’executif, quant à lui, a manifesté sa volonté de “stimuler la création d’entreprise et d’emploi dans le numérique” pour favoriser son développement. Pourtant, il est intéressant de relever que le numérique fait, lui aussi, face à un paradoxe. La demande des entreprises est très forte, pourtant les métiers du digital pointent à la 8ème place des secteurs en pénurie en France.

Le portage salarial, tremplin pour l’emploi des cadres

En plus des raisons évoquées par Fabrice Coudray, on peut légitimement s’interroger sur le rôle positif du portage salarial sur cette amélioration de l’emploi des cadres. En effet, cette nouvelle forme d’emploi est une solution idéale pour tester son activité, exercer en toute autonomie et retrouver un emploi stable.

Un cadre en portage salarial bénéficie du statut de salarié et de l’accompagnement de son entreprise de portage, qui lui permet notamment de ne pas avoir à gérer sa comptabilité ni les aspects administratifs de son activité par lui-même.

Rappelons que le portage salarial s’adresse aux professionnels capables de trouver des clients en autonomie, dans les domaines du conseil et de la prestation intellectuelle. Il est aujourd’hui utilisé aussi bien par des cadres seniors, des cadres en transition professionnelle, des personnes en quête de reconversion, des retraités désireux de rester actifs, des freelances, des jeunes diplômés, ou encore des créateurs d’entreprises qui souhaitent tester leur activité avant de se lancer.

En savoir plus sur le portage salarial

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Propositions du rapport Mettling et portage salarial

Le 15 septembre, Bruno Mettling (DRH d’Orange) a remis à la nouvelle Ministre du Travail Myriam El Khomri son rapport : “Transformation numérique et vie au travail”. Celui-ci contient des propositions concernant notamment les pratiques managériales des entreprises en matière de formation ou de rémunération.
Nous reviendrons d’abord sur les points clés de ce rapport. Puis, nous présenterons ses multiples intérêts pour le portage salarial.

Rapport Mettling portage salarial

Rapport Mettling : que faut-il retenir ?

Basé sur le retour d’expérience de consultants et de syndiqués, le rapport Mettling contient 36 propositions. Voici celles qui ont retenu notre attention.

Transformation numérique

Le rapport Mettling insiste sur la nécessité d’un allègement des tâches confiées aux managers pour réussir la transformation digitale de nos entreprises. Celle-ci est décrite comme un vecteur d’emploi, permettant de se professionnaliser et d’optimiser la reconversion professionnelle des individus.
L’enjeu est tel que ce rapport préconise d’intégrer le numérique comme un “savoir faire fondamental” dès l’école pour nous familiariser au plus tôt avec son utilisation.

Développement du numérique et temps de travail

Concernant le temps de travail, ce rapport suggère un maintien du forfait jour et ce dans l’intérêt du numérique.
Plus globalement, il recommande d’aller vers une loi sur le temps de travail qui soit plus en accord avec la réalité de l’autonomie du travail, qui prenne en compte la charge de travail des salariés, le temps qui leur est donné pour effectuer une mission et qui intègre l’idée d’un “temps de travail raisonnable”.

Nouvelles formes d’emploi et statuts

L’un des objectifs annoncé est d’intégrer les nouvelles formes d’emplois (freelance, indépendant, auto-entrepreneur, etc.) dans notre système de protection sociale afin de réduire les frontières avec les avantages du salariat.
Le rapport suggère également de ne plus associer les droits et avantages aux statuts, mais bien aux personnes. L’enjeu : aller vers davantage de simplification et faciliter le transfert de droit pour une personne qui passe d’un statut à l’autre, de façon à ne pas freiner les travailleurs désireux de se mettre à leur compte.

Des propositions qui permettront probablement d’alimenter la réflexion de Myriam El Khomri en vue de son futur projet de loi.

Le rapport Metting en faveur de l’autonomie au travail

Le rapport Mettling insiste sur l’importance de rapprocher le salarié et l’indépendant concernant les droits et avantages en matière de protection sociale. Cela passe par une rupture avec le salariat en tant que tel et avec le lien de subordination.
Par ses propositions, Bruno Mettling veut favoriser la mobilité des salariés et réduire les freins à celle-ci, tel que la peur de perdre ses avantages lorsqu’on est salarié. Il s’agît également de faire évoluer le modèle du salariat en lui donnant plus de souplesse. Les nouvelles formes d’emploi émergent en France et sont une réponse à ce besoin de souplesse. Parmi elles, le portage salarial.

Le portage salarial bénéficie d’un cadre juridique précis depuis l’ordonnance du 2 avril 2015. Le portage permet notamment d’offrir un “compromis” entre salarié et entrepreneur pour quelqu’un qui souhaite se mettre à son compte tout en limitant les risques.

Un professionnel, quel que soit son âge, qu’il soit freelance, auto-entrepreneur, salarié ou en transition professionnelle peut ainsi utiliser le portage salarial pour entreprendre, se mettre à son compte et tester son activité en toute sécurité.
Un consultant en portage salarial bénéficie en effet du statut de salarié et des avantages associés (protection sociale, cotisation au régime général) tout en étant à son compte et dans les mêmes conditions qu’un créateur d’entreprise. C’est également dans cette logique qu’un salarié porté peut s’appuyer sur le soutien de la société de portage salarial, qui lui permet d’exercer sans avoir à gérer sa comptabilité et les démarches administratives.

Consulter le rapport Mettling en intégralité

 

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Emploi : Vers la simplification du Code du Travail ?

Le 7 septembre dernier, François Hollande a annoncé l’arrivée prochaine d’une loi visant à assouplir le Code du Travail, afin de simplifier la vie des entreprises et d’être plus en phase avec la réalité de notre marché du travail.

Loi code du travail

Vers un marché du travail plus souple ?

En expliquant la loi à venir, le Président est revenu sur la nécessité de “mieux protéger, assouplir, libérer les initiatives et mieux organiser le travail”. Il a également insisté sur les bienfaits du code du travail, permettant de protéger les salariés et de créer de l’emploi.

Dans cette même logique, François Hollande a clairement établi des limites à l’impact de cette future loi : elle ne remettra pas en cause les 35 heures, ni le principe du “contrat de travail” ni le salaire minimum.

Myriam El Khomri, nommée Ministre du Travail début septembre en remplacement de François Rebsamen, aura de son côté beaucoup de dossiers sensibles à gérer : chômage, droit du travail, compte personnel d’activité, comptes de l’assurance chômage ou encore la conférence sociale.

Dans l’intérêt du portage salarial, nous espérons que l’assouplissement du travail à venir, tel qu’il est annoncé par le Président, permettra de faire connaître encore davantage notre secteur d’activité. Le législateur a déjà permis de considérablement sécuriser le portage salarial grâce à une ordonnance décisive en avril dernier.

Dans quel état d’esprit sont les entrepreneurs ?

Indépendamment de l’annonce de François Hollande, l’IFOP a réalisé une enquête auprès des dirigeants de TPE concernant leur confiance et les perspectives de recrutement dont ils disposent, pour le 3ème trimestre 2015.

Pour la première fois depuis 3 ans, une majorité d’entrepreneurs patrons (51%) se disent optimistes pour l’avenir. Malgré cela, 71% d’entre eux sont pessimistes quant au climat général pour réaliser des affaires en France. Le président Hollande doit également composer avec une confiance très limitée des chefs d’entreprise à son égard : seulement 23% d’entre eux disent faire confiance au Gouvernement Valls.

Tandis que François Hollande a manifesté son intention de ne “pas remettre en cause la durée du temps de travail”, 46% des patrons de TPE perçoivent l’augmentation du temps de travail comme un moyen efficace pour développer leur chiffre d’affaires et embaucher.

Enfin, environ 70% des entrepreneurs interrogés voient la lourdeur des procédures administratives et la complexité du code du travail comme des freins importants à l’embauche. La loi proposée par le Président, telle qu’annoncée, a été conçue pour répondre à ces problématiques. Il faudra toutefois attendre sa mise en place et ses conséquences pour déterminer si elle permet de répondre à leurs attentes.

Pour consulter l’enquête en intégralité

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